Jadis les arbres Étaient des gens comme nous Mais plus solides Plus heureux Plus amoureux peut être Plus sages C’est tout Jacques PRÉVERT – Arbres –
Peinture de Léna Sotskova
La sensibilité ne s’acquiert pas, elle est une richesse que seule l’âme authentique possède. A. Schlaumich
Tetiana Erkhart
Elle cherchait seulement un lieu plus ou moins propice pour vivre, je veux dire : un petit endroit où chanter et pouvoir pleurer tranquille parfois. En vérité elle ne voulait pas une maison ; Ombre voulait un jardin.
Alejandra Pizarnik « Textes d’Ombre ».
Hjalmar Munsterhjelm (Suede-Finlande) « Moonlit Night » 1883
Votre âme est un paysage choisi Que vont charmants masques et bergamasques, Jouant du luth et dansant et quasi Tristes sous leurs déguisements fantasques.
Tout en chantant sur le mode mineur L’amour vainqueur et la vie opportune, Ils n’ont pas l’air de croire à leur bonheur Et leur chanson se mêle au clair de lune,
Au calme clair de lune triste et beau, Qui fait rêver les oiseaux dans les arbres Et sangloter d’extase les jets d’eau, Les grands jets d’eau sveltes parmi les marbres.
Paul Verlaine, Clair de lune Fêtes Galantes
Maryam Lamei Harvani (Iran).
» Dit de la force de l’amour «
Entre tous mes tourments entre la mort et moi Entre mon désespoir et la raison de vivre Il y a l’injustice et ce malheur des hommes Que je ne peux admettre il y a ma colère
Il y a les maquis couleur de sang d’Espagne Il y a les maquis couleur du ciel de Grèce Le pain le sang le ciel et le droit à l’espoir Pour tous les innocents qui haïssent le mal
La lumière toujours est tout près de s’éteindre La vie toujours s’apprête à devenir fumier Mais le printemps renaît qui n’en a pas fini Un bourgeon sort du noir et la chaleur s’installe
Et la chaleur aura raison des égoïstes Leurs sens atrophiés n’y résisteront pas J’entends le feu parler en riant de tiédeur J’entends un homme dire qu’il n’a pas souffert
Toi qui fus de ma chair la conscience sensible Toi que j’aime à jamais toi qui m’as inventé Tu ne supportais pas l’oppression ni l’injure Tu chantais en rêvant le bonheur sur la terre Tu rêvais d’être libre et je te continue.
Paul Eluard
Andrei Riabovitchev , peintre russe contemporain
La beauté
Je suis belle, ô mortels ! comme un rêve de pierre, Et mon sein, où chacun s’est meurtri tour à tour, Est fait pour inspirer au poète un amour Eternel et muet ainsi que la matière.
Je trône dans l’azur comme un sphinx incompris ; J’unis un coeur de neige à la blancheur des cygnes ; Je hais le mouvement qui déplace les lignes, Et jamais je ne pleure et jamais je ne ris.
Les poètes, devant mes grandes attitudes, Que j’ai l’air d’emprunter aux plus fiers monuments, Consumeront leurs jours en d’austères études ;
Car j’ai pour fasciner ces dociles amants, De purs miroirs qui font toutes choses plus belles : Mes yeux, mes larges yeux aux clartés éternelles !
Charles Baudelaire, les Fleurs du mal
Ken Hamilton (peintre contemporain irlandais, style néo-Renaissance).
« Le parfum de l’âme, c’est le souvenir. C’est la partie la plus délicate, la plus suave du cœur, qui se détache pour embrasser un autre cœur et le suivre partout. L’affection d’un absent n’est plus qu’un parfum ; mais qu’il est doux et suave, qu’il apporte, à l’esprit abattu et malade, de bienfaisantes images et de chères espérances! Ne crains pas, ô toi qui as laissé sur mon chemin cette trace embaumée, ne crains jamais que je la laisse se perdre. Je la serrerai dans mon cœur silencieux, comme une essence subtile dans un flacon scellé. Nul ne la respirera que moi, et je la porterai à mes lèvres dans mes jours de détresse, pour y puiser la consolation et la force, les rêves du passé, l’oubli du présent.
George Sand ~ Lettres d’un voyageur ~
Zhong Yang Huang, peintre contemporain chinois
« Dans tes yeux tendres et ton corps chaud De ces rivages J’ai dans la peau Ton doux visage Émergeant du flou de l’oubli Pour briller au creux de mon âme et de mes nuits Car ton visage Ce doux visage Est le visage De ma vie…. » extrait, paroles deCharles Aznavour
Peinture Shinya Okayama
L’innocence de l’enfance, c’est cette faculté de se persuader que rien n’est impossible, de croire à la magie sans qu’intervienne la raison.
Pierre Szalowski
Jacky Gerritsen « Blues ».
» Plus tu deviens silencieux, plus tu es capable d’entendre »
Lao Tseu.
Peinture de Valeria Corvino, MAGMA VII, “Mi ami davvero? So che dirai di sì e ti crederò »
Mon amour pour avoir figuré mes désirs Mis tes lèvres au ciel de tes mots comme un astre Tes baisers dans la nuit vivante Et le sillage de tes bras autour de moi Comme une flamme en signe de conquête Mes rêves sont au monde Clairs et perpétuels. Et quand tu n’es pas là Je rêve que je dors je rêve que je rêve.
Paul Éluard
Tammy L GROSS.
« Ce n’est qu’au prix d’une ardente patience que nous pourrons conquérir la cité splendide, qui donnera la lumière, la justice et la dignité à tous les hommes. Ainsi la poésie n’aura pas chanté en vain. »
Pablo NERUDA (Discours de réception du Prix Nobel de littérature en 1971 où il reprend et développe une phrase de Rimbaud dans » Une saison en enfer » : « Et à l’aurore, armés d’une ardente patience, nous entrerons aux splendides villes »).
Aykut Aydogdu ~ art digital ~ (artiste turc né à Istanbul en 1986).
Si tu n’arrives pas à penser, marche ; Si tu penses trop, marche ; Si tu penses mal, marche encore.
Jean Giono
Peinture de Paul Delvaux
« Chaque femme contient un secret, un accent, un geste, un silence… »
Antoine de Saint Exupéry, (Courrier Sud – 1929)
Peinture de Céline Ranger
« De même que la valeur de la vie n’est pas en sa surface mais dans ses profondeurs, les choses vues ne sont pas dans leur écorce mais dans leur noyau, et les hommes ne sont pas dans leur visage mais dans leur cœur. »
Khalil Gibran
La Vie de Kenji Yoshida
Mon vrai désir ce n’était pas d’écrire, c’était de me taire. M’asseoir sur le pas d’une porte et regarder ce qui vient, sans ajouter au grand bruissement du monde. Ce désir est un désir d’autiste. Entre le mot « autiste » et le mot « artiste », il n’y a qu’une lettre de différence, pas plus.
Christian Bobin – L’épuisement
Peinture de Aiko Sakamoto.
« Je rends hommage à ceux qui parlent au vent, les fous d’amour, les visionnaires, à ceux qui donneraient vie à un rêve. Aux rejetés, aux exclus. Aux hommes de cœur, à ceux qui persistent à croire aux sentiments purs. A ceux qui sont ridiculisés et jugés. A ceux qui n’ont pas peur de dire ce qu’ils pensent et qui n’abandonnent jamais. »
Miguel de Cervantes
Photo Tears of the lake par Natalia Drepina.
« J’ai éclaté en sanglots. J’ai un faible pour cette expression. On n’éclate jamais de faim ou de froid. En revanche, on éclate de rire ou en sanglots. Il est des sentiments qui justifient qu’on vole en éclats ».
Albert Espinosa
« Old Time Japan », Shiori Matsuura.
» Il y a ceux qui voyagent pour se perdre. Il y a ceux qui voyagent pour se trouver. «
Gustave Flaubert
Pier Luigi Esclapon de Villeneuve. photographe
Les émotions n’ont aucun goût pour l’ordre établi. Yukio Mishima (Confessions d’un masque)
Sculpture de Mickael Akfano
Ce soir mon cœur fait chanter
Des anges qui se souviennent… Une voix, presque mienne, Par trop de silence tentée, Monte et se décide A ne plus revenir ; Tendre et intrépide, A quoi va-t’elle s’unir?
Rainer Maria Rilke
Illustration de François Fressinier
Quand je lève les yeux vers vous, on dirait que le monde tremble. Antonin Artaud
« Les Timides » par la sculptrice belge Cris Pereby
Les timides et les maladroits qui, bien souvent, ne savent pas ce qu’il faut dire où ne faut pas, et qui s’emmêlent les pinceaux à la recherche de leurs mots, en fixant le bout de leurs doigts, ont l’âme belle et le cœur chaud.
V. H. Scorp
Sculpture végétale : Anna & the Willow
Ça rend sauvage l’écriture. On rejoint une sauvagerie d’avant la vie. Et on la reconnaît toujours, c’est celle des forêts, celle ancienne comme le temps. Celle de la peur de tout, distincte et inséparable de la vie même.
Marguerite Duras
Illustration du peintre canadien Martin Beaupré
C’est l’heure pour toi D’abandonner La peur, le doute De passer outre.
François Cheng
Illustration de Picasso
J’ai fini de rire et de mourir L’un avec l’autre, colombe cruellement… Quelle nuit porte ce jour splendide, Les gens sont oiseaux d’égarement ! Le monde est le chemin D’aimer. Comme de mourir Il faudra vivre encore, Même dans les jours noirs, Au-delà des larmes et du sang… Vivre, voisins sur une seule terre. Il faudra bien aimer Comme encore jamais Et ce jour là sera ma patrie, Semblable à l’enfant retrouvé ; Parmi les ruines abandonnées ; Marchons pour la paix.
La beauté de ce texte de Louis Aragon
« JOY » 2020 par Tawny Chatmon (photographe américaine née en 1979, célèbre pour ses portraits d’enfants noirs recouverts de feuille d’or et de peinture).
Si seulement on savait s’aimer autant que se fâcher, embellir autant qu’enlaidir, donner et prendre du plaisir autant que donner et prendre des coups.
Zeruya Shalev, « Douleur »
Sculpture d’Anton SMIT
« Qu’une réalité se cache derrière une apparence, cela est, somme toute, possible; que le langage puisse la rendre, il serait ridicule de l’espérer. Pourquoi s’encombrer alors d’une opinion plutôt que d’une autre, reculer devant le banal ou l’inconcevable, devant le devoir de dire et d’écrire n’importe quoi ? Un minimum de sagesse nous obligerait à soutenir toutes les thèses en même temps, dans un éclectisme du sourire et de la destruction. » Emil Michel Cioran, Syllogismes de l’amertume
Illustration de Shamsia Hassani – 2020
J’ATTENDS …
j’attends la pluie dit le désert j’attends la paix dit le soldat j’attends demain dit aujourd’hui j’attends la nuit dit la luciole moi aussi dit l’astronome moi aussi dit l’étoile j’attends le vent dit la fleur de pissenlit moi aussi dit l’oiseau J’attends mon heure dit le prisonnier moi aussi dit la liberté j’attends la paix
dit le soldat tu l’as déjà dit je sais dit le soldat j’attends un enfant dit la mère j’attends tout dit l’enfant.
Hubert Mingarelli, Le secret du Funambule « Zanzibar », Éditions Milan – 1992
Remarquables que ce soient les textes comme les peintures !
EXCELLENT TRAVAIL VÉRONIQUE
Véronique Auché
bonheur de t’avoir comblée Dominique
Ismaël
Merci Chère Véronique,
Belles émotions artistiques !
« Plus les tempêtes sont fortes,
plus les racines sont profondes.
Restent les branches,
porteuses de rêves et d’espoir,
l’espoir d’être un jour
compris pour ce que l’on est. »
Jordan Ray
Bien à toi
Véronique Auché
merci mon ami poète
Sylvia
Magnifiques duos, à revoir absolument pour pouvoir s’ imprégner de la beauté, des émotions et du questionnement.
Félicitations mon amie.
Très beau mélange chère Véro.
Je t’embrasse 💋🌸💋
Magnifiques textes et peintures.
bises
merci amateur d’art
Remarquables que ce soient les textes comme les peintures !
EXCELLENT TRAVAIL VÉRONIQUE
bonheur de t’avoir comblée Dominique
Merci Chère Véronique,
Belles émotions artistiques !
« Plus les tempêtes sont fortes,
plus les racines sont profondes.
Restent les branches,
porteuses de rêves et d’espoir,
l’espoir d’être un jour
compris pour ce que l’on est. »
Jordan Ray
Bien à toi
merci mon ami poète
Magnifiques duos, à revoir absolument pour pouvoir s’ imprégner de la beauté, des émotions et du questionnement.
Félicitations mon amie.
Y revenir pour savourer ma chérie
Magnifiques textes et peintures !
merci de ton retour ma douce amie