Les célèbres illustrations de Malika Favre, force et simplicité.
Les célèbres illustrations de Malika Favre, force et simplicité.

Les célèbres illustrations de Malika Favre, force et simplicité.

Malika a étudié le graphisme à Paris à l’ENSAAMA avant de déménager au Royaume-Uni en 2004 pour poursuivre sa carrière d’illustratrice. En 2011, Malika lance sa propre entreprise en tant qu’artiste et illustratrice indépendante. Depuis, son style incomparable l’a établie comme l’une des graphistes les plus recherchées du Royaume-Uni. Parmi les clients de Malika, on retrouve The New Yorker, Montreux Jazz, Apple, Penguin Books et beaucoup d’autres. Après plus d’une décennie à vivre à Londres, Malika a décidé de déménager à Barcelone. Parallèlement à son métier d’illustratrice, elle continue de développer un corpus de travaux personnels.

39

Malika Favre illustre les plus grands magazines de son style à la fois minimaliste, coloré et géométrique. Elle laisse sa trace dans le monde entier à travers des œuvres qui captivent le regard avec seulement quelques lignes et couleurs savamment organisées, en jouant notamment de l’art du contraste.

3

Malika Favre est une artiste française basée à Barcelone. Son style audacieux et minimal – souvent décrit comme une rencontre entre le Pop Art et l’Op Art – est une leçon frappante dans l’utilisation de l’espace positif/négatif et dans l’usage de la couleur. Son travail jaillit toujours d’un noyau narratif fort et vise à provoquer l’imagination avec un peu d’humour, une touche de sex-appeal et une ré-imagination de l’ordinaire. Le principe directeur dans tout le travail de Malika est « less is more », littéralement « moins, c’est plus ».

4
13

« C’est important de militer comme on le souhaite/peut, et surtout avec les moyens dont on dispose. J’ai mis du temps avant de réaliser que mes illustrations pouvaient également avoir un fort impact social (je le dois en grande partie au New Yorker aussi), et c’est maintenant quelque chose qui est au cœur de mon travail. Je ne connais pas beaucoup d’artistes qui n’ont pas d’opinions sur le monde qui nous entoure ».

5

« Chaque ville tient une place très particulière pour moi (et pour ma carrière d’artiste, bien entendu). Je pense que Paris et la France en général ont eu une influence indéniable sur mes inspirations graphiques. L’élégance française et ce côté très chic et sobre se retrouvent beaucoup dans mes premières œuvres, celles qui ont défini mon style. La sensualité, voire même l’érotisme de certains de mes travaux, est aussi quelque chose que j’associe beaucoup à la France ».

1

« Londres, c’est le tournant. Cette ville m’a surtout appris à ouvrir les yeux et à sortir de ma zone de confort. La ville était en ébullition permanente et m’a permis de devenir illustratrice à plein temps. Visuellement, c’était un endroit tellement riche, foisonnant de créativité et d’influences du monde entier. C’est là-bas que mon style a réellement mûri et pris forme. Cette ville m’aura appris beaucoup de choses, dont l’audace ».

6

« Le vrai défi consiste à raconter beaucoup avec très peu d’éléments, à raconter une histoire en une seule image ».

7
8

« Barcelone, c’est la dernière résidence en date, mais c’est aussi la plus lumineuse et ensoleillée. J’y ai déménagé davantage pour des raisons de qualité de vie et d’environnement que pour le travail. Étrangement, je pense que mon travail le plus coloré a été produit à Londres, probablement pour contraster avec la grisaille environnante ».

9

« Je vois une évolution subtile mais claire dans ma carrière, et le fait de publier une monographie de 10 ans de travail il y a quelques temps m’a vraiment permis de l’identifier. Mes œuvres du début étaient très minimales, graphiques et plates. Petit à petit, les ombres ont fait leur entrée (elles aussi graphiques et plates), et la profondeur est apparue. J’ai aussi beaucoup exploré les jeux d’espaces négatifs et les jeux géométriques. La patte graphique et l’approche colorée et minimale restent les mêmes, mais chaque année j’ajoute quelques cordes à mon arc, en quelque sorte ».

12
14
15
18

Si vous en doutiez encore, le travail de Malika est résolument féministe, la figure de la femme prédomine largement et certaines personnalités n’y échappent pas (comme Beyoncé).

« Le corps de la femme est magnifique et j’apprécie particulièrement dessiner des figures féminines fortes. Ce que j’apprécie, c’est de regarder les choses différemment de mon voisin. Offrir une perspective différente sur ce que les gens ne voient pas forcément. »

19
20

                                                                                                     Pop Art et Op Art
Si le Pop Art est connu du grand public, le Op Art, lui, l’est moins. D’abord, une petite mise au point ne serait pas de trop… Premièrement, le Pop Art (Popular Art) est apparu en Grande-Bretagne et en parallèle aux Etats-Unis dans les années 1950, période correspondant au miracle économique.

21

Les artistes du Pop Art vont réintroduire les images figuratives dans l’Art et vont élever les choses banales de la vie quotidienne au rang d’œuvre d’art. Ils vont puiser dans le répertoire figuratif de la culture de masse (presse, publicité, cinéma, design industriel). Les représentants du Pop Art sont nombreux : Andy Warhol, Jasper Johns, David Hockney, Keith Haring, Roy Lichtenstein… pour ne citer qu’eux. Ensuite, les œuvres d’Op Art, au contraire, sont essentiellement abstraites.

22

L’Op Art a connu son apogée dans les années soixante. Il s’intéresse aux effets dynamiques des couleurs et des mouvements. Les structures multicolores y sont perçues comme des éléments plastiques et mobiles. Les pièces donnent l’impression de mouvement, d’éclat de lumière et de vibration ou de mouvements alternés. Victor Vasarely, Frank Stella, Daniel Buren, Escher… se sont emparés de cette tendance.

23

Pour revenir à Malika Favre, son style s’inscrit complètement dans ces deux mouvements car elle travaille avec des couleurs vives et franches, utilisant la perspective et l’espace négatif. Et ces images sont à la fois élégantes, narratives et assez minimalistes. A juste titre, elle est devenue l’une des artistes visuelles les plus courues du moment.

24
25
27
29

« Les rayures jouent pour @sephora pendant les nombreuses années de notre collaboration ».

41
40
34

C’est dans la tradition de l’illusion d’optique de la forme et de la contre-forme que s’inscrit cette affiche de Malika Favre pour le Montreux jazz festival. En noir se dessinent des silhouettes de femmes qui flottent et dansent librement à la Matisse. Dans les espaces négatifs blancs se dissimulent une série d’instruments, dont une contrebasse au centre, mais aussi une guitare, dont joue une des danseuses, et des saxophones bien cachés.

« Pop, minimaliste, coloré et sexy. Je cherche autant que possible à réduire les lignes et les couleurs dans mon travail. Je suis fascinée par la simplicité, les jeux de formes et contre-formes ».

37

                                                                                                 L’ombre et la lumière.
Ainsi, son utilisation fréquente de l’espace négatif fait que dans ses œuvres, la distinction entre personnages et décor devient floue et, en réalité, secondaire. En quelque sorte, elle dessine avec les ombres. Pour cela, elle utilise uniquement la couleur, de grands aplats et simplifie au maximum les éléments. Mais l’œuvre reste lisible et compréhensible. C’est là que réside la prouesse graphique.

38
33

12 commentaires

  1. JIMENEZ

    Les explications aident à mieux comprendte et apprécier cet art monimaliste et suggestif, que je trouve élégant et parfois non dénué d’humour en effet. Le choix des photos est bien représentatif. Merci Véronique.

  2. Ghislaine Lavoie

    La femme, survivante de toutes les couleurs de la vie qui passent sur elle… Un hommage à sa jeunesse éternelle! À sa vitalité lumineuse! À sa façon de croquer et de goûter le monde! Merci, princesse des rêves artistiques, belle Véronique jusqu’au fond du coeur.

  3. Daniel K.

    Malika Favre dessine avec l’ombre et la lumière, elle sculpte des corps dans le silence du vide.
    Ses aplats de couleurs sont des éclats de désir, où la simplicité devient une forme de sensualité absolue…j’adore ce style..
    Merci Véronique de nous faire découvrir cette artiste de talent..
    Merveilleux week-end que je te souhaite..bise mon amie..🥰

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *